Travailler par compétences en Technologie

Par : Jean Cliquet

Travailler par compétences en Technologie, c’est :
1 Concevoir et mettre en œuvre un enseignement par compétences selon une pédagogie articulée sur la démarche d’investigation et d’expérimentation
2 Impliquer les élèves dans le suivi de leurs apprentissages par compétences

1. Concevoir et mettre en œuvre un enseignement par compétences selon une pédagogie articulée sur la démarche d’investigation et d’expérimentation
Il s’agit d’élaborer des séquences pédagogiques, à partir des contenus des programmes, visant l’acquisition ou le renforcement de compétences disciplinaires en lien avec le socle commun. Ceci implique une conception de l’enseignement selon des méthodes relevant d’une pédagogie active impliquant les élèves, en tant qu’acteurs, dans des démarches technologiques les plus authentiques possibles. Les séquences sont dès lors mises en œuvre selon le canevas d’une séquence pédagogique proposée dans l’introduction des programmes des disciplines scientifiques : c’est-à-dire les étapes d’une démarche d’investigation et de résolution de problème à partir d’une situation-problème précise concernant un ou plusieurs objets ou systèmes techniques. Il est indispensable de s’assurer que le scénario choisi nécessite bien, lors de la résolution du problème, la mobilisation des compétences visées. En effet, une compétence est bien la capacité d’un individu à accomplir une tâche (résoudre un problème). La relation tâches / compétences est au cœur de ce type d’enseignement lors des apprentissages et des évaluations (tâches complexes). De plus, ce type de pédagogie s’appuie fortement, dans les phases d’apprentissage, sur la dynamique du travail de groupe. Les investigations ou résolutions de problèmes sont le plus souvent proposées de manière collective par un partage des tâches entre les équipes ou au sein des équipes. Pour ce faire, l’organisation des laboratoires de technologie est préconisée en îlots sur lesquels s’installent les équipes qui ont à demeure des moyens informatiques et l’espace nécessaire aux expérimentations.

2 Impliquer les élèves dans le suivi de leurs apprentissages par compétences
Parallèlement au développement de démarches technologiques menées collectivement, il s’agit d’impliquer individuellement l’élève dans la construction et le suivi de ses apprentissages tout au long de la séance en considérant que les compétences s’acquièrent dans la durée : celle du cycle d’apprentissage.

Au collège, il s’agit de permettre à l’élève de :
-  faire le lien, à chaque séance, entre les activités menées et les compétences à acquérir ;
-  se positionner, à fréquence régulière, pour estimer ses réussites et les difficultés persistantes ;
-  s’autoévaluer lors des contrôles à caractère plus sommatif ;
-  enregistrer les validations de l’acquis des compétences attestées par le professeur ;
-  bénéficier de dispositifs de remédiation pour les compétences non-validées.

Formatif
Pour cela nous préconisons l’utilisation d’un tableau des compétences visées par une séquence que l’élève place dans ses documents personnels en ouverture de la dite séquence en lieu et place d’une page de garde. Ce tableau comporte, les compétences disciplinaires et les items du socle particulièrement travaillés dans la séquence proposée. Il permet un exercice fondamental conduit par le professeur, à la fin de chaque séance, consistant à s’interroger collectivement à partir des activités menées pendant le cours pour déterminer les compétences qui ont été travaillées et à en préciser, si besoin est, les termes (connaissances, capacités, attitudes) préparant la structuration des connaissances qui aura lieu au terme la démarche d’investigation. Au cours des trois ou quatre séances constituant la séance l’élève sera insisté à porter, dans ce tableau, une appréciation sur son degré de maîtrise de chaque compétence.

Sommatif
À l’issue des phases de structuration des connaissances et de mobilisation des compétences, nous demandons que, lors des évaluations sommatives, l’élève complète un tableau d’auto-évaluation dans lequel il indique s’il maîtrise ou non la compétence disciplinaire évaluée. Lors de la correction, le professeur lui apporte une réponse sous forme de validation. L’élève enregistre ses validations dans un tableau général des compétences de l’année, placé au début ou à la fin de son cahier ou classeur : « validé le » - La date inscrite étant celle du contrôle. Les non-validations impliquent la mise en œuvre de dispositifs de remédiation.

Les dispositifs assurant la mise en œuvre d’un suivi et une évaluation des apprentissages par compétences ne sont pas figés. Ils peuvent être très divers. Toutefois, quelle que soit leurs formes, ils doivent satisfaire aux fonctions indispensables à la cohérence et donc à la réussite d’un enseignement par compétences. Les exemples joints forment un ensemble opérationnel peu contraignant garantissant le suivi des apprentissages par compétences.

 
 

Travailler par compétences en Technologie

Par : Jean Cliquet

Travailler par compétences en Technologie, c’est :
1 Concevoir et mettre en œuvre un enseignement par compétences selon une pédagogie articulée sur la démarche d’investigation et d’expérimentation
2 Impliquer les élèves dans le suivi de leurs apprentissages par compétences

1. Concevoir et mettre en œuvre un enseignement par compétences selon une pédagogie articulée sur la démarche d’investigation et d’expérimentation
Il s’agit d’élaborer des séquences pédagogiques, à partir des contenus des programmes, visant l’acquisition ou le renforcement de compétences disciplinaires en lien avec le socle commun. Ceci implique une conception de l’enseignement selon des méthodes relevant d’une pédagogie active impliquant les élèves, en tant qu’acteurs, dans des démarches technologiques les plus authentiques possibles. Les séquences sont dès lors mises en œuvre selon le canevas d’une séquence pédagogique proposée dans l’introduction des programmes des disciplines scientifiques : c’est-à-dire les étapes d’une démarche d’investigation et de résolution de problème à partir d’une situation-problème précise concernant un ou plusieurs objets ou systèmes techniques. Il est indispensable de s’assurer que le scénario choisi nécessite bien, lors de la résolution du problème, la mobilisation des compétences visées. En effet, une compétence est bien la capacité d’un individu à accomplir une tâche (résoudre un problème). La relation tâches / compétences est au cœur de ce type d’enseignement lors des apprentissages et des évaluations (tâches complexes). De plus, ce type de pédagogie s’appuie fortement, dans les phases d’apprentissage, sur la dynamique du travail de groupe. Les investigations ou résolutions de problèmes sont le plus souvent proposées de manière collective par un partage des tâches entre les équipes ou au sein des équipes. Pour ce faire, l’organisation des laboratoires de technologie est préconisée en îlots sur lesquels s’installent les équipes qui ont à demeure des moyens informatiques et l’espace nécessaire aux expérimentations.

2 Impliquer les élèves dans le suivi de leurs apprentissages par compétences
Parallèlement au développement de démarches technologiques menées collectivement, il s’agit d’impliquer individuellement l’élève dans la construction et le suivi de ses apprentissages tout au long de la séance en considérant que les compétences s’acquièrent dans la durée : celle du cycle d’apprentissage.

Au collège, il s’agit de permettre à l’élève de :
-  faire le lien, à chaque séance, entre les activités menées et les compétences à acquérir ;
-  se positionner, à fréquence régulière, pour estimer ses réussites et les difficultés persistantes ;
-  s’autoévaluer lors des contrôles à caractère plus sommatif ;
-  enregistrer les validations de l’acquis des compétences attestées par le professeur ;
-  bénéficier de dispositifs de remédiation pour les compétences non-validées.

Formatif
Pour cela nous préconisons l’utilisation d’un tableau des compétences visées par une séquence que l’élève place dans ses documents personnels en ouverture de la dite séquence en lieu et place d’une page de garde. Ce tableau comporte, les compétences disciplinaires et les items du socle particulièrement travaillés dans la séquence proposée. Il permet un exercice fondamental conduit par le professeur, à la fin de chaque séance, consistant à s’interroger collectivement à partir des activités menées pendant le cours pour déterminer les compétences qui ont été travaillées et à en préciser, si besoin est, les termes (connaissances, capacités, attitudes) préparant la structuration des connaissances qui aura lieu au terme la démarche d’investigation. Au cours des trois ou quatre séances constituant la séance l’élève sera insisté à porter, dans ce tableau, une appréciation sur son degré de maîtrise de chaque compétence.

Sommatif
À l’issue des phases de structuration des connaissances et de mobilisation des compétences, nous demandons que, lors des évaluations sommatives, l’élève complète un tableau d’auto-évaluation dans lequel il indique s’il maîtrise ou non la compétence disciplinaire évaluée. Lors de la correction, le professeur lui apporte une réponse sous forme de validation. L’élève enregistre ses validations dans un tableau général des compétences de l’année, placé au début ou à la fin de son cahier ou classeur : « validé le » - La date inscrite étant celle du contrôle. Les non-validations impliquent la mise en œuvre de dispositifs de remédiation.

Les dispositifs assurant la mise en œuvre d’un suivi et une évaluation des apprentissages par compétences ne sont pas figés. Ils peuvent être très divers. Toutefois, quelle que soit leurs formes, ils doivent satisfaire aux fonctions indispensables à la cohérence et donc à la réussite d’un enseignement par compétences. Les exemples joints forment un ensemble opérationnel peu contraignant garantissant le suivi des apprentissages par compétences.

 
 
Dernière mise à jour :
mercredi 30 novembre 2016