Impression 3D au collège Louis Aragon de Torcy

Par : Jean Cliquet

Les réalisations en technologie s’inscrivent, à partir de la classe de 5e, dans des démarches de conception. Elles ont essentiellement pour but de concrétiser des solutions techniques en vue de les tester et de pouvoir mesurer les écarts avec les performances attendues. Les nouveaux programmes, d’août 2008, accentuent ces démarches en appui sur une chaîne numérique la plus complète possible : modélisation puis simulation et ou réalisation d’un modèle réel permettant des expérimentations). Dès lors, la génération de pièces par des procédés de prototypage rapide type CFAO ou impression en trois dimensions (3D) devient une nécessité pour favoriser des activités pédagogiques ancrées sur des techniques actuelles. Les élèves comprennent ainsi la manière avec laquelle est conçue une pièce ou un objet pour le rendre fonctionnel instantanément et vérifier si des changements sont nécessaires. Monsieur Kaled M’Rassi, professeur de technologie au collège Louis Aragon de Torcy a franchi le pas en faisant acquérir par son établissement une imprimante 3D. Il nous livre son témoignage.

Comment vous est venue l’idée de proposer à votre établissement l’achat d’une imprimante 3D ?
K. M.  J’ai assisté à une démonstration de la machine lors du salon EDUCATEC en 2010 qui m’a permis d’avoir une idée précise de ce qu’on pouvait réaliser lors des activités en technologie. Le prix de la machine livrée en kit y a été aussi pour beaucoup : 1000 € TTC alors qu’il faut actuellement compter plus de 10000 € chez les concurrents.

Comment s’est déroulé le montage de la machine ?
K. M. La notice est un document 3D (téléchargeable sur leur site). Elle nécessite acrobat reader expended 3D, en anglais. J’ai pu bénéficier d’une version d’évaluation gratuite. Ce logiciel est similaire à Edrawing. L’anglais n’est pas une barrière, car il suffit de suivre les animations 3D et certaines vidéos qui simplifient le montage. Surtout, il m’a fallu prendre mon temps et faire attention aux sens des pièces. Cela a nécessité une trentaine d’heures de montage. Sinon, la machine peut être fournie montée pour une somme de 2000 €. Mais mon intendant a choisi de l’acheter en kit. Soyez plus malin que moi.

Quelles ont été vos premières applications pédagogiques ?
K. M. En classe de 3eme au cours du projet, les élèves ont eu à concevoir un appareil de rééducation du genou programmable. Pour cela, ils ont eu à définir quelques pièces mécaniques simples, tel que roue dentée et fixation. Et en 4éme, ils devaient modifier une bielle d’un distributeur de savon automatique pour en réduire son débit et la modéliser.
Pour la roue dentée du projet de 3eme, il a fallu compter environ quarante-cinq minutes. Le temps de la modélisation dépend de la taille de la pièce. L’imprimante 3D est d’un usage différent de la MOCN que j’utilise toujours dans mes projets. Il n’y a plus d’usinage, plus de copeau et surtout que toutes les formes 3D peuvent être conçues, ce qui n’est pas le cas sur une fraiseuse pilotée par ordinateur.

Et après ?
_K. M. L’année prochaine, je compte mener un itinéraire de découverte au niveau 4ème, avec un professeur d’arts plastiques, sur le thème du design produit qui aura pour but de sensibiliser les élèves sur la démarche de conception au niveau des deux disciplines. Cela consistera, à partir de croquis et dessins, à représenter leurs idées sur solidworks en vue de la modélisation de celles-ci. Ce projet doit leur faire comprendre comment les produits qu’ils trouvent sur le marché sont conçus.

Quels sont les problèmes que vous avez rencontrés ?
_ K. M. La fixation de la pièce sur le plateau. Il faut que le plateau soit au minimum entre 60 et 70°C pour que la pièce ne puisse plus bouger lors de sa fabrication. Il est donc nécessaire de chauffer le plateau avec un décapeur thermique environ 5 à 10 minutes avant le début du processus. Lorsque que la pièce est assez grande, elle se décolle, et la pièce est à refaire. Cela est dû à l’ABS, sinon il faut utiliser du PLA mais il est moins solide. C’est pourquoi pour la robotique, j’utilise de l’ABS.

Voici les caractéristiques de la machine que j’utilise.
Largeur : 650mm - Longueur : 570mm - Hauteur incluant l’extruder : 820mm
Poids : 17kg
Volume d’impression : 275mm x 205mm x 210mm
Température de l’extruder : 270 °C – suivant type de filament
Vitesse d’impression maximale : 15mm3 par seconde
Tolérance : mouvement X & Y +/- 0.05mm Z résolution 0.2mm suivant matériaux
Pilotage par SD Card (carte mémoire) avec port USB
Compatibilité avec tous les modeleurs 3D pouvant enregistrer en format « .STL » SolidWorks, CATIA V5, SolidEdge, ProEngineer, Google sketchup
Enregistrement des fichiers au format STL, converti par le logiciel de la machine skienforge en .Bfb

 
 

Impression 3D au collège Louis Aragon de Torcy

Par : Jean Cliquet

Les réalisations en technologie s’inscrivent, à partir de la classe de 5e, dans des démarches de conception. Elles ont essentiellement pour but de concrétiser des solutions techniques en vue de les tester et de pouvoir mesurer les écarts avec les performances attendues. Les nouveaux programmes, d’août 2008, accentuent ces démarches en appui sur une chaîne numérique la plus complète possible : modélisation puis simulation et ou réalisation d’un modèle réel permettant des expérimentations). Dès lors, la génération de pièces par des procédés de prototypage rapide type CFAO ou impression en trois dimensions (3D) devient une nécessité pour favoriser des activités pédagogiques ancrées sur des techniques actuelles. Les élèves comprennent ainsi la manière avec laquelle est conçue une pièce ou un objet pour le rendre fonctionnel instantanément et vérifier si des changements sont nécessaires. Monsieur Kaled M’Rassi, professeur de technologie au collège Louis Aragon de Torcy a franchi le pas en faisant acquérir par son établissement une imprimante 3D. Il nous livre son témoignage.

Comment vous est venue l’idée de proposer à votre établissement l’achat d’une imprimante 3D ?
K. M.  J’ai assisté à une démonstration de la machine lors du salon EDUCATEC en 2010 qui m’a permis d’avoir une idée précise de ce qu’on pouvait réaliser lors des activités en technologie. Le prix de la machine livrée en kit y a été aussi pour beaucoup : 1000 € TTC alors qu’il faut actuellement compter plus de 10000 € chez les concurrents.

Comment s’est déroulé le montage de la machine ?
K. M. La notice est un document 3D (téléchargeable sur leur site). Elle nécessite acrobat reader expended 3D, en anglais. J’ai pu bénéficier d’une version d’évaluation gratuite. Ce logiciel est similaire à Edrawing. L’anglais n’est pas une barrière, car il suffit de suivre les animations 3D et certaines vidéos qui simplifient le montage. Surtout, il m’a fallu prendre mon temps et faire attention aux sens des pièces. Cela a nécessité une trentaine d’heures de montage. Sinon, la machine peut être fournie montée pour une somme de 2000 €. Mais mon intendant a choisi de l’acheter en kit. Soyez plus malin que moi.

Quelles ont été vos premières applications pédagogiques ?
K. M. En classe de 3eme au cours du projet, les élèves ont eu à concevoir un appareil de rééducation du genou programmable. Pour cela, ils ont eu à définir quelques pièces mécaniques simples, tel que roue dentée et fixation. Et en 4éme, ils devaient modifier une bielle d’un distributeur de savon automatique pour en réduire son débit et la modéliser.
Pour la roue dentée du projet de 3eme, il a fallu compter environ quarante-cinq minutes. Le temps de la modélisation dépend de la taille de la pièce. L’imprimante 3D est d’un usage différent de la MOCN que j’utilise toujours dans mes projets. Il n’y a plus d’usinage, plus de copeau et surtout que toutes les formes 3D peuvent être conçues, ce qui n’est pas le cas sur une fraiseuse pilotée par ordinateur.

Et après ?
_K. M. L’année prochaine, je compte mener un itinéraire de découverte au niveau 4ème, avec un professeur d’arts plastiques, sur le thème du design produit qui aura pour but de sensibiliser les élèves sur la démarche de conception au niveau des deux disciplines. Cela consistera, à partir de croquis et dessins, à représenter leurs idées sur solidworks en vue de la modélisation de celles-ci. Ce projet doit leur faire comprendre comment les produits qu’ils trouvent sur le marché sont conçus.

Quels sont les problèmes que vous avez rencontrés ?
_ K. M. La fixation de la pièce sur le plateau. Il faut que le plateau soit au minimum entre 60 et 70°C pour que la pièce ne puisse plus bouger lors de sa fabrication. Il est donc nécessaire de chauffer le plateau avec un décapeur thermique environ 5 à 10 minutes avant le début du processus. Lorsque que la pièce est assez grande, elle se décolle, et la pièce est à refaire. Cela est dû à l’ABS, sinon il faut utiliser du PLA mais il est moins solide. C’est pourquoi pour la robotique, j’utilise de l’ABS.

Voici les caractéristiques de la machine que j’utilise.
Largeur : 650mm - Longueur : 570mm - Hauteur incluant l’extruder : 820mm
Poids : 17kg
Volume d’impression : 275mm x 205mm x 210mm
Température de l’extruder : 270 °C – suivant type de filament
Vitesse d’impression maximale : 15mm3 par seconde
Tolérance : mouvement X & Y +/- 0.05mm Z résolution 0.2mm suivant matériaux
Pilotage par SD Card (carte mémoire) avec port USB
Compatibilité avec tous les modeleurs 3D pouvant enregistrer en format « .STL » SolidWorks, CATIA V5, SolidEdge, ProEngineer, Google sketchup
Enregistrement des fichiers au format STL, converti par le logiciel de la machine skienforge en .Bfb

 
 
Dernière mise à jour :
mercredi 30 novembre 2016